Zéro déchet, est-ce réellement envisageable?

Zéro déchet, est-ce réellement envisageable?

Publié par Marie-Pier Rannou le

Nous sommes à la croisée des chemins. D’un côté, si on continue de cette façon sans faire de changements, personne n’est en mesure d’évaluer à quel moment le désastre climatique s’amorcera. Cependant, ce qu’on sait, c’est qu’il arrivera sous peu. De l’autre côté, le chemin zéro déchet se défriche de plus en plus, mais semble encore sinueux et un peu sombre; comme tout ce qui est nouveau d’ailleurs.

Chacun y va à sa façon pour aider notre belle Planète. Malheureusement, nous ne pouvons plus nous asseoir sur le simple fait de recycler ce qui est recyclable et avoir bonne conscience grâce à notre bac bleu. Il faut diminuer notre consommation pour avoir un impact réel. Mais qu’on se le dise, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire! C’est à ce moment qu’on trouve donc que nos bonnes vieilles pantoufles sont donc confortables!

Je vous propose un défi : modifier 2 habitudes de vie dans l’unique but de sauver la Planète, pas « juste » pour se simplifier la vie ou pour s’aider financièrement; bien que vous réaliserez rapidement que ces points sont tous interreliés.

Voici quelques idées auxquelles j’ai pensé pour vous aider, je serai évidemment réellement heureuse de voir vos suggestions à la suite de cet article, puisque je suis personnellement toujours à la recherche d’améliorations dans notre mode de vie :

 - Abandonner les items à usage unique 

 À mon sens, c’est le premier pas vers l’Écologie, oui oui, avec un E majuscule! J’ai énormément de peine à concevoir le nombre d’items qu’on achète dans l’ultime but de les jeter aux poubelles. 

Je suis très loin de la perfection, mais voici un exemple des changements qu’on a effectués ici : couches lavables (rendue au 3e enfant, je vous avoue que je commence à me dire que j’ai un impact positif! Faut bien se péter les bretelles à l’occasion), l’essuie-tout n’est utilisé qu’en cas de contagion/saleté intense, pour le reste, nous utilisons les bonnes vieilles guénilles. Les tampons démaquillants sont maintenant lavables, les serviettes hygiéniques troquées contre une coupe menstruelle, les sacs à collations sont soit lavables ou des plats de plastiques de bonne qualité (oui en plastique, mais avec des enfants le verre est synonyme de vivre dangereusement et je suis très peu courageuse dans ces circonstances). Les sacs à fruits et légumes sont lavables, les sacs d’épicerie réutilisables et les sacs à cacas de chien… biodégradables! 

- Favoriser les achats alimentaires en vrac 

Cette action aide aussi à diminuer le suremballage, puisque vous avez l’opportunité d’apporter vos propres contenants. Je vous recommande toutefois de vous assurer que le produit arrive réellement en vrac et non pas dans les mêmes sacs qu’à l’épicerie, mais ouvert dans un comptoir… Si c’est le cas, ça permet de prendre la quantité désirée, mais ne change en rien le suremballage.

- Acheter vos cosmétiques en vrac 

 Oui oui, vous avez bien lu! De plus en plus, des compagnies offrent des produits cosmétiques en vrac. La bonne nouvelle, c’est qu’il est maintenant facile de s’approvisionner en produits Québécois en vrac, passant du dentifrice au beurre corporel (mais qui sont donc les génies derrière cette bonne nouvelle? Je vous laisse deviner… un indice? Ça se trouve au www.purabiocosmetique.com)

- Encourager les entreprises locales 

 En agissant ainsi, vous encouragez l’économie locale et avez bonne conscience en aidant directement les gens de votre communauté. En plus, vous contribuez à diminuer les gaz à effet de serre puisque les produits fabriqués au Québec n’ont pas eu à se faire transporter d’un océan à l’autre dans des conditions louches.

- Changer ses produits nettoyants 

 Savez-vous qu’écologique ne veut pas dire moins efficace? Malgré qu’ils soient fait avec des ingrédients biodégradables et naturels, les produits nettoyants écologiques peuvent tout de même bien désinfecter et être utilisés de la même façon que les produits dits traditionnels. Plusieurs endroits offrent maintenant de remplir nos propres bouteilles, ce qui implique d’avoir une bouteille qu’on réutilise à l’infini. N’est-ce pas magnifique? 

- Cesser de tout acheter neuf 

 Que ce soit de faire plus de nourriture maison plutôt que d’acheter tout préparé (et donc tout emballé) ou d’aller faire un tour dans les friperies et autres magasins de type « seconde main », ces actions diminueront drastiquement le nombre de déchets.

Quand vous avez terminé d’un jouet, d’un électro ou d’un vêtement, n’hésitez pas à aller le porter dans un centre ou à un organisme qui peut le redonner ou le revendre à quelqu’un qui en a besoin. Il ne faut pas perdre de vue que ce qui ne nous est plus utile n’est pas nécessairement un déchet, ça peut devenir une bonne occasion pour une autre personne.

Évidemment, des tonnes de changements peuvent être effectués, ceux-ci ne sont qu’un point de départ pour commencer. Personnellement, mes deux changements que je ferai ce mois-ci sont : cesser d’utiliser les « pipi pads » pour mon chien et les confectionner moi-même dans le but de les laver après chaque utilisation et d’aller faire remplir mes bouteilles de produits nettoyants.

J’ai vraiment hâte de découvrir quelles sont vos actions pour aider nos enfants à grandir dans un monde en santé! Ensemble, en s’entraidant, nous ne pouvons qu’améliorer notre sort

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